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Le pouvoir caché de l’émerveillement

S’émerveiller, c’est reconnaître que le monde dépasse ce que l’on croyait savoir - " Platon
S’émerveiller, c’est reconnaître que le monde dépasse ce que l’on croyait savoir - " Platon

Je veux parler aujourd’hui de cette faculté extraordinaire que nous possédons tous, mais que nous oublions parfois : l’émerveillement.

C’est en tentant de comprendre le sentiment qui demeurait en moi au réveil d’un rêve que j’ai fait une découverte simple et pourtant immense. Dans le mot émerveillement, j’ai entendu deux émotions entremêlées : la joie et la surprise. Comme si s’émerveiller, c’était être surpris par la joie. Ou peut-être découvrir, dans la surprise, une joie que l’on n’attendait pas.

Je me suis dit : wow. Quelle révélation.

Il n’est probablement pas le seul mot qui contienne ainsi plusieurs émotions cachées. Combien de mots portent en eux des univers entiers sans que nous y prêtions attention ? Pourtant, si l’on s’y arrête vraiment, l’émerveillement semble contenir le noyau de quelque chose d’encore plus grand… d’immense même. Comme une porte ouverte sur le mystère de la vie.

Quand avons-nous été émerveillés pour la dernière fois ?

Les petits enfants, les animaux, les personnes vivant avec un handicap ont souvent cette capacité intacte de nous reconnecter à cette vibration. Ils ne cherchent pas à comprendre, à contrôler, à analyser. Ils vivent. Et dans leur présence, quelque chose en nous se remet à vibrer.

Récemment, j’ai eu la chance d’entendre le cœur d’un bébé battre dans le ventre de sa maman. J’ai vu sa petite binette sur une échographie. À cet instant, le mot émerveillement a explosé dans mon cœur. Chaque cellule de mon corps s’est mise à vibrer. Comme si la vie elle-même me murmurait : Regarde. La magie est là.

Et soudain, les guerres, les combats intérieurs et extérieurs, les tensions du monde et surtout de mon propre monde… tout semblait perdre de son emprise. Non pas parce qu’ils disparaissent réellement, mais parce que l’émerveillement nous transporte ailleurs. Il nous élève. Il nous rappelle qu’il existe quelque chose de plus grand, de plus vrai, de profondément rassurant.

Depuis combien de temps n’avez-vous pas ressenti cela ?

Était-ce lors d’une conversation cœur à cœur avec un ami ? En assistant aux premiers pas d’un enfant ? En observant un petit écureuil sauter d’une branche à l’autre ? Ces instants sont minuscules en apparence, mais immenses dans ce qu’ils éveillent en nous.

Il y a tant de moments d’émerveillement qui nous font vibrer, qui suspendent le temps, qui font taire, ne serait-ce que quelques secondes, nos inquiétudes et nos difficultés.

Et si le bonheur n’était pas autre chose que cela ?

Non pas une absence de problèmes. Non pas un état permanent et figé.Mais une succession de moments d’émerveillement plus vastes que nos soucis.

Peut-être cherchons-nous trop loin ce qui se trouve déjà sous nos yeux.

L’émerveillement n’est pas rare. Il est disponible. Il attend simplement notre regard. Il exige de nous une chose essentielle : ralentir… et accepter d’être surpris par la joie d’exister.

Avec tendresse...et émerveillement,

Mme Touski xx

 
 
 

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